jeudi 25 août 2016

Musique malgache : en attendant un succès planétaire



Depuis quelques années, à Madagascar, pays marqué par une terrible crise politique et économique, on assiste à la genèse d’une multitude de groupes musicaux. Comme nous l’avons déjà vu grâce aux exemples des groupes du Sud et de Big MJ, la création musicale explose aux confins d’une tradition incroyablement riche et de nouveaux rythmes internationaux maîtrisés. 
La qualité et l’aisance de ces chanteurs et musiciens, pour la grande majorité autodidactes, ne peut que surprendre ceux qui ne connaissent pas Madagascar. En attendant leur succès, inéluctable, sur la scène internationale, vous en voulez la preuve ? Vous allez écouter et voir attentivement deux vidéos suivantes. Attention à l’addiction à ces deux merveilleux groupes. Ce sera peut-être pour vous l’occasion de prendre un grand bain de fraicheur lors de leurs tournées en France d’outre-mer et métropolitaine.









mercredi 15 juin 2016

Analamahery (Androy, Madagascar), le village de l'ethnologue


[24°43’21’’N, 45°28’38’’E]

Analamahery est le village de l’Androy où Georges Heurtebize a vécu et travaillé (en fait sans le savoir au départ) comme ethnologue à partir de 1966.

" Analamahery est un gros village, dont encore une fois je ne verrai qu'une petite partie. Car les villages tandroy sont bien curieux. Il n'est pas possible de connaître d'un coup d'oeil leur importance, car ils sont constitués par de petits groupes de maisons qui, avec leur parc à boeufs clôturé de perches et de branchages entrelacés, s'enferment et se cachent derrière une haie d'agaves ou parfois de cactus." (Heurtebize, 1986 : p. 10)

Analamahery via Google earth 2010


Référence :
Heurtebize, G., 1986.- Quelques aspects de la vie dans l'Androy. Musée d'Art et d'Archéologie de l'université de Madagascar, Travaux et Documents n°24.



Wind gap à Analamahery

Première publication : 17 juin 2012 sur Paesaggio

lundi 13 juin 2016

1999 : Monja Joana remplace Gallieni

 
Statue de Monja Joana

La principale artère de Tuléar a porté le nom de Boulevard Gallieni jusqu'en 1999. Cette année-là, elle fût rebaptisée  Boulevard Monja Joana et une statue à son nom fût érigée sous les palmiers dattiers, là où se trouvait le fameux marché des Coquillages.  
Le Bd Monja Joana à Tuléar (image satellitaire Google earth CNES Astrium 2016) Cliquer pour agrandir
Monja Joana (1910-1994) peut être considéré comme une des principales figures politiques de Madagascar, sinon la plus importante du Sud.  Né à Amboasary  près de Tôlagnaro, dans l’Androy, son nom reste cependant lié à Tuléar. Parti travailler à pied dans les grandes plantation du Nord de Madagascar, il se convertit au christianisme. Il revient ensuite dans sa région natale à Manambaro, où il travaille à la mission luthérienne. Agé de 25 ans, il intente un procès au  chef de poste d’Antanimora, un Français, ... et il gagne!  Son choix est fait : il se lance dans la défense de la paysannerie. Engagé en 1939 dans les forces françaises, il ne peut rejoindre la France. Démobilisé quelques mois après l'armistice franco-allemand de 1940 et déjà très craint par l’administration coloniale, il est mis en résidence surveillée à Manakara, puis condamné en septembre 1946 et emprisonné jusqu’en 1950. On le considère cependant comme un des principaux inspirateurs des évènements  sanglants de 1947. En 1958, il fonde un nouveau parti, le MONIMA (Madagasikara Otronin'ny Malagasy) dont il reste le chef jusqu’à la fin de sa vie. Un de ses fils, Monja Roindefo, lui succédera alors et deviendra premier ministre (2009). Maire de Tuléar, de 1959 à 1961, il revendique la paternité de la grande insurrection d'avril 1971 qui touche le Sud malgache où il est aimé et respecté. Depuis Tuléar, il participe de près ou de loin à toute la vie politique malgache de 1955 à 1994.  Il meurt à 84 ans. 

Page éditée le 30 sept. 2010 sur Paesaggio, transférée sur Tatsimo

vendredi 10 juin 2016

Sur British Pathé : la condition féminine à Madagascar en 1931

Les documentaires nous montrant Madagascar avant la Seconde Guerre Mondiale sont rares. En voilà un, muet et en panchromatique, très court (3'28"), intitulé : With Eve in Madagascar. On peut voir qu'il se limite aux Hautes-Terres.